samedi 12 septembre 2015

Utiliser un réfractomètre

 
 
La teneur en eau du miel est un des critères primordiaux lorsqu’on veut mettre sur le marché un produit de qualité. Avec un réfractomètre, vous pouvez déterminer avec précision le contenu en sucre et en eau du miel.

La limite légale d’eau dans le miel fixée par la directive européenne CEE 2001/110 est d’un maximum de 20 %. Cependant en France, la plupart des apiculteurs sʼaccordent à dire qu’il ne faut pas dépasser une teneur en eau de plus de 18 %. Au delà, le risque de fermentation est bien réel

Le réfractomètre a une échelle triple qui donne tous les paramètres à la fois, il indique trois valeurs :
 
  • Le degré "Baumé" indique la concentration en sucre
  • Le degré "Brix" indique la quantité de sucre (en g) contenue dans 100 g de miel refroidi à 20°C.
  • Le pourcentage d’eau indique la quantité d’eau contenu dans le miel.
Le réfractomètre doit se vérifier au moins une fois par an avant le début de la campagne. Pour réaliser cette vérification, il faudra utiliser une solution de référence, c'est l'étalonnage.

Si l’échantillon de miel a un pourcentage d’eau de moins de 18%, il se conservera sans problème.

Si votre miel est trop humide, vous pouvez faire baisser sa teneur en eau en déshumidifiant l’air ambiant. Vous pouvez analyser l’humidité de l’air avec un hygromètre. Le seuil est de 60 %. (Au dessus le miel absorbe l’eau contenu dans l’air, au dessous l’air absorbe l’eau du miel).


Plusieurs modèles de réfractomètres adaptés à l'analyse du miel :





Naturapi vous propose de tester gratuitement votre miel à l'aide d'un réfractomètre dans tous ses magasins. Renseignements au 04 73 27 14 84 ou contact@naturapi.com






















vendredi 31 juillet 2015

L'Abeille et le Philosophe

Un très beau livre que nous vous recommandons :

L’Abeille et le Philosophe de Pierre-Henri et François TAVOILLOT édité chez Odile Jacob. (paru en mai 2015)




(Pierre-Henri Tavoillot est maître de conférences en philosophie à l’université  Paris-Sorbonne et François Tavoillot est apiculteur professionnel en Haute-Loire)

Un très beau livre, philosophique mais pas seulement, qui s’intéresse, de l’Antiquité à nos jours, au symbolisme qui entoure l’abeille.


Les auteurs ont conjugué leurs compétences pour entreprendre ce grand parcours dans l’imaginaire des abeilles à la charnière trouble de plusieurs ordres du réel : le végétal et l’animal, le terrestre et le céleste, la nature et la culture… 
Créditée d’une invraisemblable panoplie de qualités l’abeille détrône sans coup férir l’araignée artiste, l’insouciante cigale ou la fourmi stakhanoviste : « intelligente, dévouée, fiable, fidèle, altruiste, travailleuse, économe, géomètre ».
Aristote, qui lui consacre de très nombreuses pages dans différents traités, considère la ruche comme un microcosme qui reflète parfaitement l’harmonie du monde, et le comportement des abeilles comme un modèle de sagesse, leur « prudence » comme « la capacité d’accomplir les actes de la vie pratique de manière adaptée ».

Montaigne le disait déjà : « Les abeilles pillotent deçà delà les fleurs, mais elles en font après leur miel, qui est tout leur : ce n’est plus thym ni marjolaine ; ainsi les pièces empruntées d’autrui, les transformera et confondra pour en faire un ouvrage tout sien : à savoir son jugement. »

Les usages politiques du symbole ne sont pas moins répandus. De Thomas Jefferson à Saint-Simon, Proudhon ou Marx, les penseurs politiques puiseront au modèle de la ruche pour justifier tous les régimes imaginables. Et même Napoléon, qui en fera l’emblème de la puissance industrieuse et expansionniste de l’Empire en arborant l’abeille, ignorant tout de ce que deviendrait bien plus tard la « ruche 2.0 » et la pollinisation comme modèle de l’économie numérique.



Le mot de l'éditeur :

"Pour qui se pique de philosophie, l’abeille est un sujet de choix. Aucun animal n’a davantage fasciné les hommes. Les penseurs de toutes les époques et de toutes les civilisations ont cherché dans la ruche les secrets de la nature et les mystères de la culture, comme si elle était le miroir idéal de l’humanité et le baromètre de son destin.

De l’Antiquité à la période contemporaine, c’est à une extraordinaire histoire de la culture occidentale que nous convie ce livre : en suivant le vol délicat de l’abeille, on rencontre le génie d’Aristote, l’avènement d’Auguste, la naissance du christianisme. On la retrouve à l’âge moderne accompagnant les premiers pas du retour des humanités antiques comme la découverte de la science expérimentale.

Aujourd’hui que les menaces de disparition de cet insecte passionnent le public, le symbole n’a pas fini de fonctionner."

samedi 11 juillet 2015

Salade libanaise aux courgettes



  Salade libanaise aux courgettes

Une recette simple, originale et surtout très fraîche pour l'été




Ingrédients pour 4 personnes :

- 4 courgettes (Bio de préférence)
- 3 cuillères à soupe de miel liquide (l'acacia est parfait)
- 2 citrons
- une grosse poignée de feuilles de menthe fraîche
- 100 grammes d'amandes effilées

- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
 




Préparation : 
  • Pelez les courgettes et avec l'économe, épluchez la chair pour faire de grosses "tagliatelles". Evitez d'utiliser le cœur des courgettes qui rend beaucoup d'eau.
  • Dans un saladier, mélangez vos courgettes crues avec le jus des 2 citrons, l'huile d'olive, la menthe que vous aurez ciselée.
  • Faîtes torréfier quelques secondes les amandes effilées dans une poêle à sec (elles doivent juste colorer).
  • Ajoutez-les à la salade lorsqu'elle ont refroidi.
  • Ajoutez enfin le miel et mélangez bien.
  • Placez au réfrigérateur au moins 2 heures avant de la manger.
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Servez cette salade en entrée ou avec d'autres spécialités pour un "mezzé" typiquement libanais !







mardi 30 juin 2015

Notre Rucher d'Entreprise !

Chez Naturapi l'apiculture est plus qu'un métier !

Animés par la même passion, nous venons d'installer un rucher d'entreprise dans nos locaux d'Aubière.

Les abeilles travaillent en même temps que nous, et nous suivons de très près leur évolution.

Vous pouvez nous faire partager vos questions ou vos inquiétudes d'apiculteurs, nous les pratiquons désormais au quotidien !




Nous esperons vous montrer très bientôt des photos de hausses pleines de miel, et pourquoi pas vous faire gouter notre production lors d'un prochain apicafé ! 



samedi 27 juin 2015

Une plante tueuse de frelons asiatiques !

Des plantes carnivores capables de tuer en quantité des frelons asiatiques ?

C'est ce qu'a mis au jour le Jardin des plantes de Nantes, une découverte qui intéresse les scientifiques à la recherche d'une arme de destruction massive de cet insecte, fléau des apiculteurs.

© Photo AFP GEORGES GOBET

Si ces plantes carnivores sont installées depuis 2010 dans une tourbière d'environ 30 m2 du Jardin des plantes, ce n'est qu'à l'automne dernier qu'un jardinier botaniste, Christian Besson, s'est rendu compte que les frelons asiatiques étaient attirés par les sarracénies, en les trouvant "assez facilement dans les urnes" lors de visites au public.

Chacune contient "en moyenne trois frelons asiatiques et trois mouches, mais jamais aucune guêpe, aucune abeille, aucun frelon européen", affirme le directeur du Jardin des plantes. Ces plantes carnivores, originaires d'Amérique du Nord et qui n'ont donc "jamais vu de frelons avant", ont "inventé un piège très sélectif", se réjouit-il.

Mais "on est loin d'éradiquer les frelons asiatiques", chaque "Sarracénia" contenant "dix à quinze urnes et pouvant attirer jusqu'à 50 insectes. Dans un nid de frelons, c'est 4 000 individus", souligne Romaric Perrocheau.

Observé pour la première fois en 2004 dans le Lot-et-Garonne, le "Vespa velutina nigrithorax", originaire de la région de Shanghaï (Chine), a colonisé depuis plus de 70% du territoire national, et a essaimé aussi "dans le nord du Portugal, en Espagne, en Italie, en Allemagne et en Belgique".
Ce prédateur, qui attaque tous les autres insectes, les ruches, mais aussi l'homme, est "capable de construire son nid n'importe où, dans des cavités souterraines, des buissons, au sommet d'arbres de plus de 30 m de haut, etc. On ne sait pas encore repérer les nids et les détruire", ce qui explique en partie sa croissance exponentielle, poursuit Eric Darrouzet.
En attendant l'avancée des recherches scientifiques, la Sarracénia, facile à cultiver et ne présentant "aucun risque de propagation dans la nature", peut être installée "sur des zones de protection, près des ruches", note le directeur du Jardin des plantes.

Source et © SudOuest/AFP