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mardi 25 octobre 2016

Le sucre facteur d'optimisme...et de bonheur chez les abeilles


Les abeilles seraient capables de ressentir du bonheur et de faire preuve d'optimisme, selon une étude révélée dans Science en 2016. Afin de démontrer cela, des chercheurs ont effectué des tests sur 24 abeilles et les ont placées dans une chambre fermée. À l'intérieur, quatre tubes sont disposés, l'un à côté de l'autre. Les abeilles sont préalablement conditionnées pour entrer dans le seul tube coloré, contenant soit de l'eau (tube vert), soit de l'eau sucrée (tube bleu). Au début de l'expérience, la moitié des abeilles reçoit de l'eau sucrée et l'autre moitié ne reçoit rien. 

Le sucre, facteur d'optimisme

Les résultats ont montré que les abeilles ayant reçu du sucre au début de l'expérience entrent plus rapidement dans le tube coloré à la recherche de nourriture. Cela montrerait qu'elles sont plus optimistes vis-à-vis de ce qu'elles pourraient trouver au bout du tube, que celles n'ayant pas reçu de récompense. Le sucre agirait donc non seulement sur l'activité et l'excitation des abeilles, mais également influencerait leur propension à faire des choix et à réagir face à certaines situations.

Une autre expérience, menée par le Dr. Clint Perry et son équipe à l'Université du Queen Mary à Londres a confirmé ces résultats. Il a simulé l'attaque d'une araignée-crabe sur 35 abeilles dont la moitié avait reçu une solution sucrée et l'autre non. Ils se sont aperçu que les abeilles ayant bénéficié d'une récompense retournaient se nourrir quatre fois plus rapidement après l'attaque que celles qui n'avaient rien obtenu préalablement. Le sucre aurait donc généré un sentiment positif chez ces abeilles, diminuant ainsi leur pessimisme face à de futurs événements. 

De réelles émotions ?

Afin de découvrir ce qui générait réellement cet état, les scientifiques ont injecté un inhibiteur neurochimique de la dopamine, molécule responsable du plaisir, chez ces abeilles. Tout effet positif observé chez celles-ci a alors disparu, montrant que la dopamine serait, d'une part, à l'origine de ce phénomène, et d'autre part, bien présente chez ces insectes, tout comme chez les humains ou chez d'autres mammifères. Mais comment être sûr que les abeilles ressentent réellement du bonheur et que ces résultats ne sont pas seulement des indicateurs de modifications physiologiques et comportementales ? Les scientifiques s'interrogent encore. Ce qui est certain, c'est que si émotion il y a, il serait très intéressant d'étudier l'histoire évolutive des sentiments chez les animaux et de faire le parallèle avec notre propre évolution.

Source Sciences & Avenir - 2016

mercredi 22 octobre 2014

Préparer l’hivernage des ruches



Avant l'entrée dans l'hiver, il est important de prémunir ses ruches contre certains dangers de saison :



·         Le manque de provisions

·         le froid

·         l’humidité

·         les rongeurs



Les provisions d’hiver doivent être suffisantes pour ne plus avoir à intervenir ni déranger les abeilles durant l’hiver. Les nourrissements de complément, quand ils étaient nécessaires, ont été faits dès septembre ou octobre suivant les saisons. Le nourrissement au sirop est encore possible avant les premiers froids, mais il faut impérativement une température qui permette aux abeilles de sortir un peu l’après-midi. Si les abeilles ne sortent plus, on peut utiliser les pâtes de nourrissement et les candis.


 

Isolation pour l’hiver

Dans le cas de colonies trop petites en fin de saison, et logées en grandes ruches, il est conseillé d’utiliser une partition.
Dans ce cas, il faut déporter la colonie à l’intérieur de la ruche, contre une paroi, sans modifier l’ordre des cadres. Et, à la suite des cadres occupés, placer à la place d’un cadre une partition.Cela permet à la grappe d’abeilles d’être plus confinée et de se maintenir au chaud.
Les couvre-cadres doivent être placés avec soin, pour assurer au mieux l’étanchéité.Il faut alors éviter de les décoller pendant tout l’hiver. Les couvre-cadres minces ne sont pas très isolants. Certains apiculteurs utilisent au-dessus une isolation supplémentaire, type Apifoam ou Iso-Toit.




Pour les ruchers situés dans des zones exposées au vent, il faut prévoir d’empêcher que les toits de ruche ne s’envolent, avec une pierre lourde ou une sangle de maintien.

Eviter l’humidité

L’humidité dans les ruches pendant l’hiver est contraire à un bon hivernage. On peut donc isoler les ruches en les surélevant avec un support métallique. On peut également utiliser des parpaings, ou d’autres matériaux imputrescibles.



Un peu de ventilation intérieure est nécessaire, par le plateau de fond du corps de ruche. Certains apiculteurs adoptent des fonds presque entièrement grillagés ; c’est une bonne solution en climat tempéré. D’autres installent une partie grillagée seulement à l’arrière, à l’opposé de l’entrée.

Interdire l’entrée aux rongeurs

Les mulots et souris sont souvent tentés de pénétrer dans les ruches en automne ou en hiver, et peuvent y provoquer des dégâts considérables… C’est le moment de redescendre les grilles d’entrées en position basse ; les créneaux découpés dans la tôle empêchant les rongeurs de rentrer dans les ruches.