mercredi 18 mai 2016

Ces robots qui voudraient remplacer les abeilles

Face au syndrome d'effondrement des colonies, attribué notamment aux maladies, parasites et pesticides, et pour enrayer le déclin de ces insectes pollinisateurs, des chercheurs américains se sont lancés dans la fabrication de RoboBees.
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Photo Kevin Ma et Pakpong Chirarattananon
Ces "insectes" artificiels mis au point par des ingénieurs de Harvard, aidés par des biologistes de la Northeastern University de Boston, sont capables de faire fructifier les cultures grâce à un appendice pollinisateur. Mis sur orbite en 2009, le projet RoboBee est déjà parvenu à faire voler des robots de 80 mg, très semblables aux abeilles, d'une envergure de trois centimètres. Leurs ailes, capables de battre 120 fois par seconde, sont animées par un muscle créé à partir de matériaux piézoélectriques, qui se déforment sous l'action d'une tension électrique. Seule ombre à l'horizon pour les RoboBees : leur alimentation. Les chercheurs réfléchissent actuellement à des piles miniatures à combustible à oxyde solide, qui fonctionnent à partir d'hydrocarbures et qui permettent un bon rendement électrique.

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Photo Kevin Ma et Pakpong Chirarattananon
L'autre défi de la RoboBee est son système de navigation. Les robots doivent non seulement reproduire le comportement d'insectes pris séparément, mais aussi le comportement qui émerge de milliers d'abeilles en interaction. L'astuce développée pour le moment s'oriente autour de la «ruche». Les milliers de RoboBees déployés pourraient déposer leurs informations dans une mémoire informatique. Deux programmes seraient alors en charge de les analyser: le langage Karma indiquera individuellement à chaque robot la nouvelle zone à polliniser et le modèle OptRad traitera, quant à lui, l'essaim d'abeilles afin d'apporter une réponse collective aux RoboBees.

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Photo Kevin Ma et Pakpong Chirarattananon
Le projet, porté par la robotique, est dans le viseur de Greenpeace depuis son lancement en 2009. Selon un rapport publié par l'ONG, «plus de deux tiers des pollens prélevés dans les champs et ramenés à la ruche par les abeilles ouvrières seraient contaminés». Greenpeace explique ainsi dans une vidéo que «le déclin des abeilles ne relève pas de la science-fiction, c'est une réalité». La vidéo met en scène des abeilles-robots qui fonctionneraient à l'énergie solaire. Une invention qui, selon Greenpeace, pose des questions éthiques et remet en cause le rapport entre l'homme et la nature.

La pollinisation n’est pas la seule application escomptée des RoboBees. Elles pourraient aussi permettre de repérer et identifier des victimes lors de catastrophes naturelles. Des applications militaires sont par ailleurs possibles. Rien de tel qu’un faux insecte pour reconnaitre, surveiller et repérer des personnes recherchées. Car les RoboBees pourraient ressembler à de véritables drones microscopiques, avec des caméras à la place des yeux...

Évidemment, tout cela ne dit pas comment sauver les vraies abeilles, qui sont les seules à maîtriser la pollinisation pour le moment. 

Sources : seas.harvard.edu, lefigaro.fr, smithsonianmag.com

vendredi 29 avril 2016

Comment transvaser un essaim

Vous avez acheté un essaim sur cadres? Voici quelques conseils pour réussir son installation dans la ruche :

Tout d'abord, si vous avez du faire voyager votre essaim, installez la ruchette à côté de la ruche de destination et laissez-le "reposer".

Une à deux heures plus tard, ouvrez la porte de la ruchette pour libérer les abeilles, et laissez-les s'imprégner de leur nouvel environnement !


Le lendemain, vous pouvez commencer le transfert :
  • Commencez par prévenir vos abeilles à l'aide de l'enfumoir.
  • Prélevez un à un, en partant du bord, les cadres de la ruchette, et placez-les dans le même ordre, au centre de la ruche. Cette manipulation doit être réalisée calmement avec beaucoup de précautions pour éviter de blesser la reine.
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  •  Ajoutez une partition pour restreindre l'espace, afin que le volume de la ruche soit adapté à la taille de l'essaim. Lors de vos prochaines visites, vous agrandirez l'espace en déplaçant la partition et en ajoutant un cadre de cire gaufrée.
  • Si des abeilles sont restées sur les parois de la ruchette, retournez-la au-dessus de la ruche et secouez-la pour que les abeilles tombent dedans. S'il reste encore quelques abeilles dans la ruchette, vous pouvez la laisser quelques heures devant la ruche afin qu'elles puissent la regagner.
  • Nourrissez avec du sirop (50/50) ou avec du candi si la température en journée est inférieure à 14°C. 
  • Après 10 jours, ajoutez 2 cadres de cire gaufrée à l'extérieur du couvain. Après 20 jours si la colonie est sur 5 cadres de couvain, ajoutez les autres cadres de cire gaufrée à l'extérieur du couvain et nourrissez avec 3 litres de sirop (50/50). Vous pouvez aussi utiliser un sirop de stimulation prêt à l'emploi !

Conseil NATURAPI : Munissez-vous d'une tenue d'apiculteur, d'un enfumoir, d'un lève-cadres et d'une brosse à abeilles. Restez toujours à l'arrière de la ruche pour ne pas perturber l'envol des abeilles.

jeudi 28 avril 2016

Conservatoire de l'Abeille Noire En Combrailles



A l’initiative des chercheurs du CNRS, le programme communautaire  BEEHOPE concerne la préservation de la lignée M (Apis mellifera mellifera) de l’abeille domestique, dans 6 centres de l’ouest européen.

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/65/Abeille-bee-profil.JPG
Apis mellifera mellifera


Considérant l’expérience accumulée par le lycée Agricole des Combrailles en termes de connaissances  et de préservation des populations d’abeilles, PONTAUMUR est devenu le partenaire privilégié pour conduire, sur 3 ans, ce programme qui se décline en 4 axes de travail :


  • Connaissance de la génétique des populations et des niveaux  d’introgression
  • Étude de l’évolution des colonies dans leur environnement naturel
  •     Suivi sanitaire des colonies dans l’espace et dans le temps en fonction de la dynamique des populations de pathogènes
  • Sensibilisation à l’incidence socio-économique dans une démarche d’apiculture durable
Les 900 Km2 du secteur concerné, en Combrailles, couvrent 40 communes et sont répartis en 3 zones bien distinctes :


- La zone sanctuaire d’un rayon de 3kms autour de Pontaumur constitue le véritable centre de préservation de la diversité génétique

- Une zone tampon de 7kms supplémentaires assure la protection de la première zone

- Une zone d’étude d’impact de 7kms supplémentaires complète le dispositif


Les apiculteurs du secteur, les élus, des associations et des entreprises se sont regroupés récemment pour constituer le Conservatoire de l’Abeille Noire En Combrailles (CANEC).

 
 
Les travaux de cette association sont orientés par un conseil scientifique et un comité de citoyens dont l’objectif principal est d’optimiser l’utilisation de cette masse de données scientifiques, enregistrées pour une plus grande dynamique de la région et de son activité apicole.