jeudi 28 avril 2016

Conservatoire de l'Abeille Noire En Combrailles



A l’initiative des chercheurs du CNRS, le programme communautaire  BEEHOPE concerne la préservation de la lignée M (Apis mellifera mellifera) de l’abeille domestique, dans 6 centres de l’ouest européen.

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/65/Abeille-bee-profil.JPG
Apis mellifera mellifera


Considérant l’expérience accumulée par le lycée Agricole des Combrailles en termes de connaissances  et de préservation des populations d’abeilles, PONTAUMUR est devenu le partenaire privilégié pour conduire, sur 3 ans, ce programme qui se décline en 4 axes de travail :


  • Connaissance de la génétique des populations et des niveaux  d’introgression
  • Étude de l’évolution des colonies dans leur environnement naturel
  •     Suivi sanitaire des colonies dans l’espace et dans le temps en fonction de la dynamique des populations de pathogènes
  • Sensibilisation à l’incidence socio-économique dans une démarche d’apiculture durable
Les 900 Km2 du secteur concerné, en Combrailles, couvrent 40 communes et sont répartis en 3 zones bien distinctes :


- La zone sanctuaire d’un rayon de 3kms autour de Pontaumur constitue le véritable centre de préservation de la diversité génétique

- Une zone tampon de 7kms supplémentaires assure la protection de la première zone

- Une zone d’étude d’impact de 7kms supplémentaires complète le dispositif


Les apiculteurs du secteur, les élus, des associations et des entreprises se sont regroupés récemment pour constituer le Conservatoire de l’Abeille Noire En Combrailles (CANEC).

 
 
Les travaux de cette association sont orientés par un conseil scientifique et un comité de citoyens dont l’objectif principal est d’optimiser l’utilisation de cette masse de données scientifiques, enregistrées pour une plus grande dynamique de la région et de son activité apicole.

mercredi 20 avril 2016

La plante mellifère du mois : l'oranger du mexique


La Trophallaxie c'est quoi?

Les abeilles pratiquent entre elles un échange de nourriture réalisé par le passage du miel de bouche à bouche : la trophallaxie.

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La demande se fait par tapotements codés de la quémandeuse sur les antennes de sa consœur sollicitée. Celle–ci rendra sa réponse affirmative ou négative, par le truchement du même code anténnaire. Si elle accepte, elle amène aussitôt au bord des mandibules une goutte sucrée que l’affamée aspire au moyen de sa langue dépliée.
Or, en même temps que de la nourriture, les abeilles échangent de petites quantités de substances salivaires qui font passer dans la communauté de véritables informations chimiques influant le comportement de l’ensemble.

Les jeunes mâles et les reines sont aussi nourris par les ouvrières, mais la reine fait, en plus, l’objet de léchages que sa cour pratique sur son enveloppe corporelle et surtout sur sa tête, absorbant ainsi des substances chimiques complexes que les biologistes ont identifiées et appellent phéromones.
De trophallaxie en trophallaxie, elles sont communiquées à l’ensemble des ouvrières sur qui elles exercent une très forte attraction. Elles ont des incidences sur le comportement bâtisseur des abeilles, les incitant à construire des cellules hexagonales. En revanche, elles empêchent la construction de cellules destinées à  recevoir des larves royales, larves que les ouvrières élèveraient très rapidement si les phéromones venaient à manquer.

Ces liens, créés entre la souveraine et ses sujets par la quantité infinitésimale de substances chimiques, sont extrêmement forts, et la reine exerce un véritable pouvoir sur ses filles. Elle leur impose en effet de ne pas remettre son existence en cause : c’est important, car deux reines ne peuvent cohabiter sans chercher à se massacrer.
Le remplacement d’une reine dans une ruche orpheline est toujours un passage délicat qui remet l’avenir de la société en question. Tout est mis en œuvre avec sagesse pour maintenir l’équilibre existant. Que celui-ci soit menacé par une reine vieillissante ou un nombre trop important d’abeilles dans la colonie, se déclenchent alors des comportements de mutations où les ouvrières reprennent l’initiative et c’est seulement dans ces circonstances que le pouvoir royal est remis en question.
 
Ainsi, toutes les informations essentielles à l'organisation de la ruche proviennent de sécrétions chimiques, les phéromones, émises par la reine mais aussi par les ouvrières.
Les phéromones servent par exemple à identifier des lieux - "marquage" de la ruche, repérage des sources de nectar, des lieux d'essaimage, de la reine par les faux-bourdons lors du vol nuptial, à émettre des signaux d'alarme, à contrôler les réserves de nourriture, à équilibrer la population en régulant la ponte de la reine, à maintenir en permanence la température et l'humidité idéales au sein de la ruche...

jeudi 3 mars 2016

La Vaccination des abeilles

Les médecins et leurs seringues n'ont pas le monopole de la vaccination ; Des scientifiques ont découvert que certains invertébrés, comme les abeilles, disposent de la faculté de transmettre le vaccin à leur descendance.

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Pendant longtemps on a pensé que les insectes ne pouvaient compléter en cours d'existence l'arsenal de défense de leur système immunitaire. Qu'ils devaient en quelque sorte faire toute leur vie avec "le kit de base" immunitaire dont ils étaient pourvus à la naissance. Les chercheurs se sont récemment aperçus que ce n'était pas le cas et, depuis quelques années, les preuves s'accumulent pour affirmer qu'une réponse immunitaire acquise, une réponse adaptable, existe et que les parents peuvent la transmettre à leurs enfants à un stade très précoce de leur développement.  

Des chercheurs associés des Universités d'Helsinki et d'Arizona ont en effet constaté que la reine d'une colonie transmet des morceaux de bactéries pathogènes à ses descendants à travers la vitellogénine, une protéine présente dans le jaune d’œuf.
Cette dernière passe du sang de la reine à un organe similaire au foie, puis à ses œufs.
Elle est ensuite consommée par les larves en développement, leur conférant une immunité contre des maladies locales.

Selon Dalial Freitak (Chercheur à l'Université d'Helsinki), le résultat de ces recherches pourrait permettre aux scientifiques de fabriquer un vaccin pour protéger les abeilles de certaines affections mortelles comme la loque européenne...

Source National Geographic

vendredi 29 janvier 2016

Pourquoi remplacer une reine ?

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Quels sont les signes à observer ?

Il est nécessaire d'introduire une nouvelle reine dans la ruche quand celle-ci est orpheline.

On peut aussi avoir à la remplacer lorsque la quantité de couvain au printemps est plus faible que dans la plupart des autres colonies, lorsque le couvain présente un aspect en "mosaïque", ce qui témoigne d'un manque de vigueur de la reine. Si la ponte des mâles (cellules bombées) est précoce et abondante (fin Mars début Avril). C’est le signe d’un essaimage naturel probable.

Une agressivité excessive ou la présence d'une maladie (mycose, loque européenne, peut aussi justifier le remplacement de la reine.

Quand le faire ?

C’est tôt en saison qu’il est le plus facile de trouver la reine à supprimer. C’est aussi à ce moment que la colonie aura plus de chance de se développer suffisamment pour avoir une production.

Le renouvellement en fin de saison permet d’hiverner de jeunes reines qui auront une production optimum l’année suivante avec peu de risques d’orphelinage pendant l’hivernage.

Comment faire ?

Méthode d’introduction avec cage d’expédition

  1. Orphelinez la ruche à "remérer 2 à 3 jours avant l’introduction de la jeune reine.
  2.  Le jour J, détruisez les amorces de cellules royales. Retirez les accompagnatrices de la cagette d’expédition. On peut aussi faciliter la libération de la reine en perçant un petit trou à travers le Candi.
  3. De préférence en fin de journée, placez la cagette entre deux cadres de couvain. Afin que l’introduction se passe en douceur, vous pouvez vaporiser de l’eau sucrée sur les abeilles.
  4. Donnez environ 2 verres de sirop, surtout en période hors miellée. Les ouvrières libéreront la reine en grignotant le candi.
Méthode d’introduction sur couvain naissant
  
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  1. Il vous suffit de placer la reine seule, sous une cage d’introduction sur couvain naissant de type « Nicot».
  2. La cage est placée sur du miel et sur du couvain naissant, la reine va commencer à pondre là où se libèrent les cellules des ouvrières naissantes.
  3. Environ deux jours après, retirez la cage. Si vous ne pouvez pas être présent, remplissez le canal de libération avec du candi sec.